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Placer la trésorerie de son entreprise

Votre société ou votre association a plus d'argent sur son compte courant qu'elle n'en a besoin pour fonctionner ? Je vous aide à le placer selon le moment où vous en aurez besoin, avec des solutions adaptées à sa fiscalité. Pour les SAS, SARL, holdings, SCI et associations.

Par Maxime Gautier, conseiller en gestion de patrimoine. Mise à jour : octobre 2026.

Trois questions avant de placer

Une trésorerie bien placée commence par une trésorerie bien découpée. Avant de choisir un produit, on répond ensemble à trois questions.

  1. De combien la société a-t-elle besoin pour fonctionner ? Salaires, fournisseurs, TVA, impôt sur les sociétés, charges sociales : cette somme reste disponible, avec une marge de sécurité de plusieurs mois de charges.
  2. Quand le reste servira-t-il ? Un investissement prévu dans un an, une distribution aux associés, une acquisition, ou aucun projet précis. C'est ce calendrier qui fixe les placements possibles.
  3. Quel risque la société peut-elle accepter ? L'argent appartient à la société, pas au dirigeant. Les placements doivent rester cohérents avec son activité, ses statuts et l'accord des associés.

Quel placement selon l'horizon ?

HorizonObjectifSolutions possibles
Moins d'un anGarder l'argent disponible et à l'abriCompte à terme, compte rémunéré
1 à 5 ansFaire mieux qu'un compte à terme, avec un risque mesuréContrat de capitalisation prudent, certains produits structurés
Plus de 5 ansViser un rendement plus élevé, en acceptant des variationsContrat de capitalisation diversifié, compte-titres, SCPI, private equity

Repères généraux : la bonne répartition dépend de la situation complète de la société.

Les placements que je conseille aux sociétés

Compte à terme et compte rémunéré

Ils garantissent le capital et un taux connu. C'est la place de la réserve de sécurité et de l'argent qui servira dans les prochains mois. Ils restent chez votre banque : mon rôle est de vous aider à fixer la somme à y laisser.

À savoir : le rendement est limité, et les intérêts sont soumis à l'impôt sur les sociétés.

Le contrat de capitalisation

Une société ne peut pas ouvrir d'assurance-vie, mais elle peut souscrire un contrat de capitalisation. Il fonctionne de la même façon : fonds en euros et unités de compte, avec des arbitrages possibles sans sortir du contrat.

À savoir : pour une société à l'impôt sur les sociétés, un gain forfaitaire est imposé chaque année, calculé sur 105 % du taux des emprunts d'État connu à la souscription. L'écart est régularisé au rachat.

Le compte-titres de la société

Actions, obligations, fonds indiciels (ETF) : la société investit directement sur les marchés financiers, avec une grande liberté de choix.

À savoir : la valeur varie, et certains fonds sont imposés chaque année sur leur gain, même sans vente.

Les produits structurés

Leur performance dépend d'un indice boursier, d'une action ou d'un taux d'intérêt, selon des règles fixées dès le départ. Ils conviennent à une trésorerie placée pour quelques années.

À savoir : le capital peut ne pas être protégé, ou seulement sous conditions, et la durée peut varier selon les marchés.

Les SCPI

La société achète des parts d'immobilier de bureaux, de commerces ou de santé et perçoit une partie des loyers, sans gérer de bien.

À savoir : placement de long terme, au moins 8 à 10 ans. Revenus et capital ne sont pas garantis, et la revente peut prendre du temps.

Le private equity

La société investit dans des entreprises non cotées, par l'intermédiaire de fonds spécialisés. Une solution souvent étudiée par les holdings, notamment après la vente d'une entreprise.

À savoir : l'argent est bloqué plusieurs années et le risque de perte en capital est réel.

Pour une trésorerie importante, le contrat de capitalisation peut aussi être souscrit au Luxembourg. Voir la page sur l'assurance-vie luxembourgeoise

Vous gérez une association ?

Une association peut placer ses réserves, avec une fiscalité qui lui est propre.

  • Le Livret A est accessible aux associations. Ses intérêts sont exonérés d'impôt, dans la limite de 76 500 € de dépôts.
  • Les autres revenus de placement d'une association non lucrative sont imposés à des taux réduits, qui varient selon le placement : 24 % pour les intérêts de comptes à terme, 15 % pour les dividendes, 10 % pour certaines obligations et, sous conditions, pour les contrats de capitalisation.
  • Une déclaration annuelle (formulaire 2070) est à déposer, même lorsque les revenus sont exonérés.
  • La décision de placer se prend selon les règles prévues par les statuts, souvent par le bureau ou le conseil d'administration.

Source : Associathèque (Crédit Mutuel), fiscalité des revenus du patrimoine des associations.

Comment je travaille

Quatre étapes, toujours dans le même ordre, et rien n'est signé sans que vous ayez tout compris.

  1. Un premier échange

    Au téléphone, vous m'expliquez ce qui vous amène. Je vous dis franchement si je peux vous aider.

  2. Le bilan de votre situation

    Revenus, patrimoine, famille, projets, rapport au risque : je rassemble tout pour avoir une vue complète.

  3. Mes recommandations par écrit

    Un document clair qui explique ce que je conseille, pourquoi, et ce que cela coûte.

  4. La mise en place et le suivi

    Je m'occupe des démarches, puis nous faisons le point régulièrement pour ajuster quand votre vie change.

Vos questions sur la trésorerie

Comment placer la trésorerie de son entreprise ?

On distingue trois parts : l'argent nécessaire au fonctionnement, qui reste sur le compte courant ; la réserve de sécurité, placée sans risque et disponible ; et l'excédent, placé selon la date à laquelle la société en aura besoin. Plus cette date est lointaine, plus on peut viser un rendement élevé.

Quel est le meilleur placement pour la trésorerie d'une entreprise ?

Il n'en existe pas un seul. Pour l'argent utile dans l'année, le compte à terme reste le plus adapté. Au-delà, on combine le plus souvent un contrat de capitalisation, des produits structurés et, pour le long terme, de l'immobilier ou du private equity.

Une société peut-elle ouvrir une assurance-vie ?

Non. L'assurance-vie repose sur la vie d'une personne, ce qui exclut une société. Celle-ci peut en revanche souscrire un contrat de capitalisation, qui offre les mêmes supports : fonds en euros et unités de compte.

Comment est imposé un contrat de capitalisation détenu par une société ?

Pour une société à l'impôt sur les sociétés, un gain forfaitaire est ajouté chaque année à son résultat imposable, même sans retrait. Il est calculé sur 105 % du taux des emprunts d'État connu à la souscription. Au rachat, l'impôt porte sur le gain réel, diminué des montants déjà imposés.

Peut-on placer la trésorerie d'une SCI ou d'une holding ?

Oui. La fiscalité dépend du régime de la société : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés. Pour une holding qui a vendu une entreprise, des règles de réinvestissement peuvent aussi s'appliquer. Ces points sont à vérifier avant de choisir les placements.

Une association peut-elle placer sa trésorerie ?

Oui, dans le respect de ses statuts. Elle peut ouvrir un Livret A, dont les intérêts sont exonérés jusqu'à 76 500 € de dépôts, et d'autres placements imposés à des taux réduits.

Combien coûte votre accompagnement ?

Le premier échange est gratuit et sans engagement. Si nous travaillons ensemble, ma rémunération vous est présentée avant toute décision et fixée dans une lettre de mission.

Les informations de cette page sont générales et ne constituent pas un conseil personnalisé. Tout placement comporte des risques, notamment de perte en capital. Les règles fiscales citées peuvent évoluer. Pour les questions comptables et fiscales propres à votre société, je travaille avec votre expert-comptable.

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